Dieu n’est pas un horlogier

Je me rends compte de plus en plus que Dieu ne connait pas l’homme comme nous connaissons, la connaissance du futur n’est pas une connaissance comparable à notre connaissance

C’est pour cela, qu’il n’a pas tout prévu, et ne peut pas dire aux personnes ce qu’ils doivent faire parce qu’il sait ce qu’ils doivent faire.

Dieu n’est pas ce grand horlogier.

Les Juives sans cesse dans les psuames parle de ce Dieu qui les abandonnes pour mettre leur frustration en paroles.

Les chemins de Dieu sont impénétrables, pourquoi on essaie tout le temps de le ramener vers le bas en parlant de la providence.

C’est vraiment donner raison à Freud et Marx: la religion n’existe que parce que les hommes en ont besoin.

Si les gens n’ont pas un discours de détachement par rapport à la reiligion, à quoi cela sert.

Le monde a besoin aujourd’hui d’hommes et de femmes qui peuvent se détacher de la religion pour parler le langage du monde.

Benoit XVI s’exprime

L’Audience avec Benoît XVI a eu lieu samedi à midi. Une « ballade» dans la Cité du V atican nous a conduit dans la Salle Clémentine, ballade très canalisée par les Gardes, toujours attentifs à ce que tout se passe bien … avec arrêt et long temps d’attente à deux
. , repnses …

Le Pape s’est montré chaleureux, mais il a pris la parole en italien .. , donc attendons la traduction! Vous étiez chacune bien présentes à notre cœur, tout spécialement au moment de la Bénédiction !

Par ailleurs, il n’y a pas eu que des nourritures spirituelles Tout était prévu, y compris, en fonction de 1 ‘horaire, deux buffets gourmands aux pauses de séance.
Voici quelques extraits, selon les notes prises, en attendant la parution des interventions.

Dans le monde – pas du monde – envoyés dans le monde – avec les moyens du monde Dans ce monde en perte de sens, de plus en plus athéïsé, être témoin et agent de l’Espérance, porteur de Joie, être complice de la Grâce.

 Les réalités de ce monde sont à mesurer à l’aune du Royaume.,

 Ces réalités et les moyens du monde exigent notre liberté intérieure, car elles sont à purifier, sanctifier ..

Dieu doit être déterminant dans notre vie pour qu’Il devienne déterminant dans le monde. – Etre des hommes qui regardent droit vers Dieu. C’est à travers des hommes touchés par Dieu que Dieu peut revenir chez les hommes. Voilà l’enjeu majeur. Faire du Christ le cœur du monde. – Etre fidèle à notre charisme, – Retrouver la valeur de notre « être » avant d’être dans le « faire ».

La vocation séculière est une vocation personnelle. D’où une vie spirituelle et sacramentelle fortes pour transformer les situations … orienter … humaniser …
Dans des situations ambigües, des milieux trop « malades » (ex: drogue, armes chimiques), si je ne transforme rien, je suis complice! Se poser en conscience la question: dans quel milieu puis-je vivre?

Le consacré en I.S. est celui qui grâce aux moyens de l’Institut pourra vivre plus intensément le baptême, et être mieux présent au monde.

 … spécialiste de la relation au monde, vous aidez les religieux à aimer le monde …

 La vitalité et l’attrait des 1.S. ne dépend pas du nombre et de l’âge de ses membres: Etre Sel – Lumière – Ferment

 Refaçonner le langage afm que les membres soient soutenus dans leur activité et leur Fécondité … Maintenir allumée la Flamme … la Commtmion …

 Vous êtes semeurs de Sainteté jetés dans les sillons de l’histoire; peu nombreux, mais à l’image du grain de senevé qui grandit et offre son ombre …

 … faire de cette histoire dramatique une Histoire Sainte, une oblation acceptée par l’Esprit Saint. C’est ça notre Sacerdoce Royal !

 Vous êtes une bénédiction pour le monde et pour l’Eglise .

… La Lettre à Diognète (2e_3e siècle), correspond bien à notre vocation laïque. Elle ne définit pas qui est Dieu; elle décrit la vie du chrétien dans le monde (grec et juif à l’époque), qui, par son comportement, révèle le visage invisible de Dieu.

Le Dieu tout-puissant

et le mal dans le monde

Voilà la question est posée. La réponse est double. D’abord Dieu ne parle pas en terme de savoir, prévoir, projet, ou l’envoi de son fils en réponse au mal. Le projet divin n’est pas un projet temporel. Dieu ne savait pas que le mal allait arriver comme nous ne connaissons notre lendemain. La connaissance de Dieu est au-delà de l’espace temps, donc il n’a pas créé l’homme en sachant que le mal allait arriver. Puis donc le mal est arrivé dans le mal à cause du la liberté humaine. Dieu voulant dans son amour infini, que l’homme lui ressemble dans ce qu’il a de plus intime : l’Amour. On ne peut aimer que si on libre. L’amour ne supporte aucune obligation. L’obligation peut amener à aimer, mais l’amour en lui-même ne peut pas être suite à des lois. L’homme donc pourqu’il puisse aimer Dieu d’abord, il fallait qu’il ait le choix. Il fallait que le choix existe de ne pas pouvoir l’aimer. Ne pas aimer Dieu, c’est l’existance du mal.

Le mystère

Un mystère n’est pas ce que nous ne comprenons pas, mais c’est ce que nous ne pouvons pas comprendre.

Le mystère est au-délà de la connaissance. Nous nous servons juste de nos pauvres pour indiquer que nous ne pouvons pas en parler. Comme l’a dit Heidegger: chaque mot cache autant qu’il ne révèle. En révélant, un mot cache à nouveau.

La vie éternelle

J’ai eu une discussion intéressante à propos de la vie éternelle.

Très souvent, la vie éternelle fait peur pour sa dimension temporelle. Est-ce que je vais vivre une éternité ? Justement c’est là que le mauvais esprit rentre, et fait monter la peur. Dans la vie éternelle, il n’y a plus de dimension temps (ni d’espace). Pourquoi avoir peur, si on peut vivre le mystère ?

Nous ne pouvons pas comprendre la vie éternelle, et pourtant. J’ai l’impression que les extrémités se touchent. L’incompréhensible nous le vivons dans des rares moments au quotidien. Des moments de bonheur intense sont des moments de vie éternelle, ce sont des moments que nous présentons ce qui sera notre état de vie après la mort.

Jésus avait raison. Nous vivons la vie éternelle déjà ici bas. Et inversément, nous allons amenr de notre vie ici-bas en éternité. L’un ne va pas sans l’autre. D’o-ù l’importance de notre vie ici-bas. Elle est signe, symbole de notre vie éternelle.

Les combats d’aujourd’hui

Sujet suivant : les feminisme. Dernièrement la journée de la femme et un livre qui est sortie “être femme sans être mère”.

A la première émission ce qui me semblait intéressant qu’une auditrice a réagi en disant “je ne revendique pas le droit à l’égalité, mais le droit à la différence”. La feministe a réagi en disant que justement elle n’aimait pas le mot différent parce que cela piegiait les femmes. Pour moi, le mot égalité vient de la révolution française. Jésus-Christ ni le framaconnerie n’a jamais parlé d’égalité. Il me semble que les trois mots “égalité, fraternité, et liberté” sont les plus gros connerie qui ait pu inventé comme slogan pour un état, ou comme leitmotif pour un peuple. Nous ne sommes pas égaux, et nous ne serons jamais; nous ne sommes pas tous frères, et nous le serons jamais; nous ne sommes pas libre, et nous le serons jamais.

Nous ne sommes pas égaux par la naissance, par nos parents, par l’endroit où on est né. Personne d’autres qu’une personne handicapé peut comprendre cela. Le but n’est pas en plus que nous soyons égaux.

Nous ne sommes pas tous frères. Jésus l’a dit : je n’ai ni frère, ni soeur, mais nous sommes tous enfants de Dieu. Si la fraternité consiste en essayant que les gens autour de moi soit mes frères, non merci. Au mieux ce sont des voisins. La fraternité, s’elle n’est pas pensé dans un dépassement des relations humaines, cela ne vaut pas la peine.

Nous ne sommes pas libre. La liberté n’est pas un affranchissement des lois. La liberté n’est pas ces moments où nous faisons ce que nous voulons; la liberté n’est pas de pouvoir aller là où je veux. La liberté par contre est la rencontre de mes limites, des limites de la loi, et surtout les limites de l’Autre. Je ne suis que libre au moments que j’ai le choix. Si je suis enfermé dans mon royaume où je suis à dire ce que je veux, je ne suis pas libre puisque je n’ai pas le choix du dépassement. Je ne peux que sortir de moi-même que si j’ai intériorisé la loi, et que je vis à partir de la loi.

Nous voyons de plus en plus que le péché originel se reproduit : puisque Dieu a dit de ne pas toucher à l’arbre de la Vie et que moi je ne vois pas pourquoi, eh bien, je touche, je fais ce que je veux. Combien de temps faut-il pour que les gens comprennent que l’arbre de Vie est là pour leur bien. La loi n’est pas fait pour nous enfermer mais pour nous libérer. La liberté sans limites n’existe pas.

Puis pour revenir sur le feminisme. Il me semble qu’il est urgent qu’un mouvement naisse du masculinisme. Les hommes sont de plus en plus en mal dans un société moderne où la femme revendique ses droits, mais que l’homme a du mal à répondre. Comme le feminisme fait croire que les hommes ont une position dominante et qu’ils ont besoin de cela, les hommes ne voient plus ses problèmes à lui. L’homme moderne présent dans sa famillle comme dans son boulot, a du mal s’y retrouver.

De grâce, arrêtons ce discours d’égalité pour retrouver nos vrais valeurs. Dans un couple, il ne s’agit pas d’égalité mais de complémentarité. De respect, et évidemment sans aimer l’autre comme on aime soi-même, il n’y a pas de discours possible.

Les femmes se sont levées contre des injustices manifestes, mais on ne va pas me faire croire que les femmes ont vécu pendant un million d’années dans l’inégalité et que le féminisme est venu les “sauver” du malheur qui les attendaient. Le féminisme n’est qu’un discours parmi d’autres dans notre société et bien malin celui qui peut prétendre connaitre l’origine de son discours.

La democratie

La démocratie c’est un gros sujet. En tout cas, je suis de plus en plus convaincu que ce n’est pas le système de gestion pour un pays idéale.

Dernièrement à la radio, on parlait d’une démocratie de façade où les politiciens sont à la merci des entreprises et de leurs intérêts propres. Très peu arrivent à résister. En plus, et c’est plus important, la dimension de la loi semble passer au-dessus de la tête de beaucoup de monde. La démocratie devient en fait la tirannie de la majorité. La démocratie est aussi pour des gens : chacun fait ce qu’il veut puisqu’on est libre …. Voilà où la dimension de l’autre et de la loi n’a jamais fait son apparition.

La prière une question de vie ou de mort

La prière est une question « de vie ou de mort » a déclaré Benoît XVI ce dimanche, à l’angélus de midi, depuis la fenêtre de son bureau place Saint-Pierre.

Et le pape répond à une objection courante en disant : « Prier ne signifie pas s’évader de la réalité et des responsabilités qu’elle comporte, mais les assumer à fond ».

Des dizaines de milliers de fidèles étaient présents Place Saint-Pierre, sous un soleil radieux, pour ce premier rendez-vous de Benoît XVI avec la foule depuis dimanche dernier : le pape vient lui-même de faire l’expérience d’une semaine de prière à l’occasion de la retraite annuelle d’entrée en carême.

« Chers frères et sœurs, la prière n’est pas un accessoire, une « option », mais une question de vie ou de mort », a déclaré le pape en italien.

Et d’expliquer : « Seul en effet celui qui prie, c’est-à-dire celui qui s’abandonne à Dieu avec un amour filial peut entrer dans la vie éternelle, qui est Dieu lui-même ».

« Pendant ce temps de carême, ajoutait le pape, demandons à Marie, Mère du Verbe incarné et maîtresse de vie spirituelle, de nous enseigner à prier, comme le faisait son Fils, afin que notre existence soit transformée par la lumière de sa présence ».

Après l’angélus, le pape disait encore, toujours en italien : « Je désire remercier ceux qui, ces derniers jours, m’ont accompagné de leur prière pendant les exercices spirituels. Je vous encourage tous, en ce temps de carême à rechercher le silence et le recueillement, pour laisser plus d’espace à la prière, et à la méditation de la Parole de Dieu ».

Evoquant la liturgie du dimanche, et la lecture du récit de la Transfiguration, le pape disait, avant l’angélus : « En ce 2e dimanche de Carême, l’évangéliste Luc souligne que Jésus est monté sur la montagne ‘pour prier’ avec les apôtres Pierre, Jacques et Jean, et que ‘pendant qu’il priait’, survint ce mystère lumineux de sa transfiguration ».

Benoît XVI expliquait : « Pour les trois apôtres, monter sur la montagne a ainsi voulu dire être enveloppés par la prière de Jésus, qui se retirait souvent pour prier, spécialement à l’aube et après le crépuscule, et parfois toute la nuit ».

« Mais c’est seulement cette fois-là, sur la montagne, qu’il a voulu manifester à ses amis la lumière intérieure qui l’emplissait lorsqu’il priait : son visage – lit-on dans l’Evangile – s’éclaira et ses vêtements laissèrent transparaître la splendeur de la Personne divine du Verbe incarné », ajoutait Benoît XVI.

Puis le pape continuait : « Il y a un autre détail, précisément dans le récit de Luc, qui mérite d’être souligné : l’indication de l’objet de la conversation de Jésus avec Moïse et Elie, apparus à côté de lui transfiguré ».

Benoît XVI proposait cette exégèse : « Ceux-ci, raconte l’Evangéliste, ‘parlaient de son départ (en grec, éxodos), qui allait se réaliser à Jérusalem’. Jésus écoute donc la Loi et les Prophètes qui lui parlent de sa mort et de sa résurrection. Dans son dialogue intime avec le Père, Il ne sort pas de l’histoire, il ne fuit pas la mission pour laquelle il est venu au monde, même s’il sait que pour arriver à la gloire il devra passer par la Croix. Au contraire, le Christ entre plus profondément dans cette mission, en adhérant avec tout son être à la volonté du Père, et il nous montre que la vraie prière consiste précisément dans l’union de notre volonté avec celle de Dieu ».

Benoît XVI proposait cette actualisation de sa lecture : « Par conséquent, pour un chrétien, prier ne signifie pas s’évader de la réalité et des responsabilités qu’elle comporte, mais les assumer à fond, en se confiant à l’amour fidèle et inépuisable du Seigneur ».