La vie éternelle qui est existence éternelle

Forcément l’Évangile nous trompe quelque part si nous prenons le mot ‘vie’ éternelle comme comparaison avec le mot vie que nous avons sur terre.


Cela m’a paru évident que la vie après la mort n’est pas une vie, mais une existence ou mieux encore une présence. Notre existence après la mort sera comme nous sentons la présence d’une autre personne dans la pièce de la maison. Notre présence auprès de Dieu sera de cet ordre-là.

Notre conscience sera totalement transformée dans une sorte de conscience de la présence.

Assumer sa vie

Inutile de dire que nous n’avons pas choisi de naître, et encore ? En avons-nous assez conscience ?

La question devient urgente quant aux petits enfants. Certains disent qu’ils ne sont pas conscients, donc ils ne peuvent faire des choix, il faut les laisser tranquilles.

J’ai par contre de plus en plus l’impression qu’en tant que parents il faut leur dire qu’ils sont aimés par leurs parents. Ils en ont besoin dès qu’ils sont tout petits. Cet amour est essentiel pour eux même s’ils ne comprennent pas ce que les paroles veulent dire.

L’existence de l’enfer

Il y en a qui pensent que cela existe, puis d’autres, même croyants, n’y croient pas.

Il y a deux personnes, un laïc et un évêque. Le laïc dit que l’enfer n’existe pas et l’évêque dit que l’enfer existe, mais qu’il y a peu de personnes dedans. Qui est plus proche de la vérité ?

Pour moi, c’est le laïc. Le laïc veut dire que l’enfer tel qu’on lui a enseigné n’existe pas. L’évêque continue dans l’ancienne doctrine pour dire qu’il existe, et qu’il y a des personnes dedans (même s’il y en a peu).

Si justement qu’il y a une chose qu’on ne peut pas affirmer, c’est qu’il y a des gens dans l’enfer. Nous n’en savons rien ! L’amour de Dieu est tellement énorme que pour tout croyant il est inconcevable qu’il y ait quelqu’un tout en ne niant pas que théoriquement cela soit possible.

Dire que l’enfer n’existe pas, et dire que l’Amour de Dieu est tout puissant et que nous ne pouvons pas avoir peur de l’enfer. Dieu dans sa miséricorde infinie ne laisse aucune de ses brebis s’égarer. C’est cela que Jésus nous a promis.
Et encore Thérèse de Lisieux affirme qu’elle est très attristée par tous les gens qui croient qu’ils iront au purgatoire. Se faisant petite, Dieu ne peut qu’honorer l’acte d’abandon d’un homme ou une femme qui se reconnait pécheur.

La seule raison pour aller en enfer, c’est de nier Dieu jusqu’au bout et de reconnaitre sa propre supériorité qui serait sans faille.

Le regne de la critique

Aujourd’hui c’est fort à la mode de critiquer. On n’est pas d’accord par principe. Ou en d’autres mots, j’ai raison. Peu de personnes vérifient si d’autres personnes ont pensé la même chose qu’eux. Et comment d’autres ont réagi par rapport à ces opinions. Peu de personnes vérifient dans l’histoire comment les opinions ont évolué. Peu de personnes se laissent influencer par l’homme dans la rue et ses opinions, ou en d’autres mots des gens qui ne sont pas ‘experts’ dans un domaine. Chacun est expert de sa propre expérience, mais rien de plus que cela. Trop de personnes se permettent d’avoir des opinions sur des tas de choses dont ils ne connaissent pas les tenants et aboutissants. Exemple type, les journalistes.

Jean Beaufays, professeur de philosophie

C’est le seul prof que je connaisse qui arrivait à dire son cours de philosophie exactement la matière qu’il avait prévue malgré toutes les questions.

Il maîtrisait son cours à un tel point, que toute question était une occasion d’élaborer son cours et de le ramener à ce qu’il voulait dire.

Chaque cours était une pièce de théâtre où nous regardions un prof faire son show.

C’est le seul qui nous a rendus attentifs au fait que la notion d’inconscient telle que développée par Freud n’a pas de sens comme Sartre l’explique dans l’Etre et le néant.

Pierre-Philippe Druet

C’était un homme hors du commun du point de vue intellectuel. En tant qu’étudiant nous avons énormément compris. Son cours de philo me reste encore dans la tête.

Peu ont l’audace de commencer avec la mort, et d’analyser la vie à partir de la mort. Pas simplement la mort, mais via les soins palliatifs.

Puis on passait par les philosophes classiques comme Descartes et Kant et Hegel.

Ensuite les maîtres du soupçon, comme Sartre, Nietzsche.

Enfin pour arriver aux philosophes d’aujourd’hui comme Levinas. Grâce à lui, j’ai commencé à lire Levinas. Cela reste une énorme découverte.

Quelques personnes qui m’ont marqué en tant qu’étudiant-élève

L’honneur aux dames d’abord :

D’abord il y a Danielle. Une fille très dynamique. Malheureusement je l’étais beaucoup moins et on n’est pas arrivé à beaucoup communiquer.

Puis il y a Delphine. Une fille qui m’a ouvert les yeux peut-être malgré elle. La vie peut être difficile à comprendre.

Ensuite il y a Caroline. Elle a joué un rôle important dans ma vie. Peu de personnes m’ont dit : “Tu m’as appris à vivre, je t’ai appris à parler.”

Pour finir Bernadette. Une fille qui a des énormes talents, et nous avions trop en commun pour que nous puissions nous comprendre. La communication suppose la différence.

Il y a aussi des hommes.

Philippe. Un homme aussi rempli de talent, même s’il a du mal à croire. Heureusement que nous avons pu lier une relation dans la durée.

Yannic. La vie ne lui a pas fait de cadeau. Elle l’aurait dû, mais on ne choisit pas toujours. Puis il se débrouille pas mal malgré tout.

Je pourrai encore nommer Matthieu. Celui qui m’a ouvert les yeux sur le livre ‘Je veux voir Dieu’.

Pour finir Amaury. L’homme m’a ouvert la vie à Dieu en accès mystique. Que Dieu le prenne en pitié, et soit indulgent avec lui.

Et puis il y a tous ceux qui m’accompagnent actuellement. Toute cette foule de personnes qui m’acceptent au moins partiellement comme je suis et qui me font avancer. Cela me donne la force d’avancer et de faire avancer d’autres à mon tour.

Accompanger ses amis et proches

Je me rends de plus en plus compte que je voudrais aider mes proches dans une démarche d’accompagnement et que ce sont justement ceux-là qu’on ne peut pas aider parce qu’on est trop proche.

Pour accompagner quelqu’un il faut de la distance. Pour les hommes en plus il faut en réel démarche de distance pour qu’ils ne croient pas inconsciemment avoir une armée d’admirateurs….

Ou pour les femmes d’avoir une armée d’enfants à porter.

Les bonnes idées viennent de la conversation

Jacques Attali a dit “La pluspart des idées que j’ai eu viennent des conversations.” Il faut se dire qu’en Esdac nous pratiquons la conversation en constance. Il faut parler ensemble pour avoir des bonnes, et sortir de l’idée que les bonnes idées viennent en chantant sous la douche.

D’où que le Saint-Esprit souffle quand on prie tout seul, mais surtout aussi quand on se retrouve en petit groupe ou en plenum.

La fidélité, une chose trop rare, mais pas à tout prix

Avant de commencer, il faut dire que je ne condamne personne qui ne désire pas vivre la fidélité. C’est parfois simplement une question d’éducation que l’idée de la fidélité est ancrée en nous.

Il y a partout une chose, qu’on soit croyant ou pas, toute histoire d’amour porte un germe en lui, de l’éternité. L’amour nous dire et espérer qu’il dure toujours. Et le problème est qu’il dure. La fidélité est donc souvent une question de volonté.

La fidélité est de rester ensemble et de savoir qu’au bout du parcours, chaque crise traversée, la vie devient plus belle qu’auparavant. La durée emmène un bonheur difficile à décrire. La richesse reçue est inestimable.

Ajoutant que ce n’est pas à tout prix. La mesure est en général les enfants. Le problème est que l’on sait seulement 10 ans plus tard si on a bien fait. Si un couple ne divorce pas, et qu’aucun des enfants ne trouve un partenaire stable, il y a quand même eu un problème quelque part.