“Ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits” (Jésus dans l’évangile de Matthieu, 10, 27).
L’aventure de l’Evangile a commencé avec une “communication”.
Dixit Monseigneur Léonard sur son site internet.
“Ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits” (Jésus dans l’évangile de Matthieu, 10, 27).
L’aventure de l’Evangile a commencé avec une “communication”.
Dixit Monseigneur Léonard sur son site internet.
Si tu peux voir détruire l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot, te mettre à rebâtir
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties,
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort, sans cesser d’être tendre
Et te sentant haï, sans haïr à ton tour
Pourtant luuter et te défendre;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi;
Si tu sais observer, méditer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou descrtucteur;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur, sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu peux être sage
Sans être moral ni pédant;
Si tu peux recontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front;
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et ce qui vaut bien meixu que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
Hofstadter’s Law: A task always takes longer than you expect, even when you take into account Hofstadter’s Law.
«Dieu n’est pas le Tout-puissant dominateur, c’est le Tout-puissant
captif, captif des libertés créés à la cime du monde pour que le
monde puisse culminer dans l’amour.»
~Abbé Pierre
Tu dois laisser Dieu te chercher, t’oppresser et te réduire à rien, jusqu’à ce que tu apprennes à rester humble en toute circonstance, peu importe d’où te vienne et par qui te vienne l’humiliation… Dieu te cherche de maintes façons différentes. Laisse-toi seulement trouver sous les épreuves de toutes sortes qui t’arrivent de n’importe qui; quel que soit l’affront, quelque soit l’humiliation, reçois-les seulement comme venant de Dieu. C’est lui, qui, par là, te cherche.
Il veut avoir un homme doux; voilà pourquoi tu dois être si souvent et si fortement secoué afin que, tout à fait broyé par la souffrance, tu apprennes en cela la douceur.“
Commentaire de la Brebis perdue de Jean Tauler
Au dire d’Olivier Clément, l’Occident a mis ensemble personne et individu. Dans la bible, ce n’est pas le cas.
Nous avons développé une notion de personalité tellement gonfllé, comme un bloc monolithique qu’il faut sculper, travailler au fur et à mesure des années.
NON
Arrêtons ces idées d’épanouissement de la personne.
Notre personne n’est rien d’autre qu’un chateau de sable. La marré haute vient, et la personne a disparu. Puis la prochaine fois que nous reconstruisons notre personne, bien sûr il y a une continuité, mais c’est chaque fois une reconstruction de notre passée que nous faisons.
Ce passé nous n’y avons plus accès que par nos souvenirs. Nous ne reconstruisons jamais notre vraie passé, mais justement notre passé change en fonction des reconstructions. Une analyse n’est rien d’autre qu’une reconstruction du passé temporel. Jamais nous ne retrouvons un vrai moi, ou un fait inédit. Tout est dans notre imagination, qui forcément se nourrit de notre passé, mais ne permet pas de le reconstruire dans les faits.
Bref, contentons-nous de ce que nous avons, faisons très attention dans ce que nous vivons, notre passé est irrécupérable. Je n’ai pas dit qu’on ne pouvait pas guérir de son passé, mais toute guérison est une reconstruction.
Pour savoir ce qui va se passer par la suite dans la vie conjugale, il suffit de faire attention au premier instant que l’on voit sa future épouse le jour de son mariage.
Le tout c’est d’y rester fidèle.
La dépression est une maladie pour les riches. Se permettre de déprimer est un luxe.
WK
Un menuisier atteint l’âge de la retraite. Il informe alors son employeur
de son intention de quitter le monde de la construction afin de passer le
reste de sa vie paisiblement avec son épouse.
Son employeur fut très déçu de devoir laisser partir un si bon travailleur
et lui demanda comme faveur personnelle de construire juste une toute
dernière maison. Le menuisier accepta.
Mais cette fois-ci il était facile de voir que son cœur n’était pas à
l’ouvrage. Il accomplit un travail médiocre et utilisa des matériaux de
qualité inférieure.
Quand le menuisier eut terminé la maison, son employeur arriva et en fit
l’inspection puis il présenta la clé de cette maison au menuisier en disant
:
« Cette maison est la tienne, c’est mon cadeau pour toi ». Le menuisier
était si triste, quelle honte. Si seulement il avait su qu’il construisait
sa propre maison, il aurait fait tout différemment.
Il en est de même pour nous dans notre vie. Nous la construisons,
malheureusement trop souvent avec négligence et insouciance. Un moment
donné, avec étonnement, nous réalisons que nous devons vivre dans la maison
que l’on s’est construite.
S’il nous était possible de recommencer, nous aurions fait différemment
nous aussi, mais nous ne pouvons faire de retour en arrière. Nous sommes
les artisans de cette maison qu’est notre vie.
Chaque jour nous enfonçons un clou, plaçons une planche, érigeons un mur.
La vie est un projet de tous les instants…
C’est par notre attitude et nos choix d’aujourd’hui que nous construisons
la maison que nous allons habiter demain et pour le reste de notre vie…
Alors pourquoi ne pas la construire avec sagesse ?
La pensée de Rosenzweig permet d’appréhender l’existence humaine selon trois catégories empruntées au judaïsme et au christianisme : la Création, la Révélation et la Rédemption. Chacune de ces catégories correspond, en première approche, à l’une des trois dimensions du temps : la Création correspond au passé comme présence de ce qui est déjà là (le monde) ; la Révélation correspond au présent comme fulguration instantanée (rencontre instantanée, en régime d’événement, entre l’homme et Dieu) ; la Rédemption, enfin, correspond au futur comme ce qui n’est pas encore là.
Mais ces trois catégories prennent chez Rosenzweig un sens bien particulier : chacune d’elle est l’articulation de deux des trois éléments : Dieu, Monde et Homme. Les trois articulations forment ainsi l’entrecroisement de deux triangles superposés pour former une étoile ; les sommets du premier triangle étant occupés par Dieu, le Monde et l’homme, les sommets du second par la Création, la Révélation et la Rédemption.
Cette étoile, si elle relate les grandes modalités temporelles et spirituelles de l’existence humaine, ne forme pas un système clos sur lui-même : Rosenzweig conteste en effet à la philosophie, et plus particulièrement à la philosophie de l’histoire de Hegel, la possibilité de résorber en elle le scandale absolu de la mort dans une compréhension du temps historique comme achèvement de l’effectuation de l’Esprit dans l’histoire. La pensée de Rosenzweig surgit dans le contexte de la première guerre mondiale, et Rosenzweig prend acte de l’avènement de l’horreur à un degré qui n’avait encore jamais été atteint dans l’histoire. L’angoisse de la mort sera l’expérience cruciale qui rend impossible la thèse d’une rationalité s’incarnant toujours plus dans le réel.
Dans L’Etoile de la Rédemption, Rosenzweig refuse donc de concevoir le temps comme accomplissement d’une théodicée, comme continuité et comme devenir parfaitement intelligible de l’esprit.
Rosenzweig remplace la théodicée hegelienne par une compréhension « religieuse » de l’existence, en tant que sont mises en relation, sont reliées, les trois notions élémentaires Dieu, Monde et Homme : l’homme fait l’expérience :
de la Création, c’est-à-dire de la rencontre entre Dieu et le monde qu’il crée
de la Révélation, c’est-à-dire de la rencontre entre Dieu et l’homme, et l’homme se découvre aimé de Dieu.
De la Rédemption, c’est-à-dire de la rencontre à venir (cet « à venir » ne devant pas être compris comme « temps derniers », comme nous le verrons) entre l’homme et le monde sur le mode pacifié de la réconciliation.
C’est en ce sens que Rosenzweig privilégie le judaïsme et le christianisme, compris d’abord comme religions positives, historiques, puis et surtout comme ritualités liturgiques et cycliques (les liturgies devant révéler, lorsqu’on les analyse précisément, l’ « essence » de chacune de ces deux religions), enfin comme catégories de l’être, c’est-à-dire de l’Absolu. Cela revient à dire que la vérité philosophique conjugue en elle le judaïsme et le christianisme, distincts l’un de l’autre, mais complémentaires. Rosenzweig disqualifie alors le temps historique de l’histoire universelle, et préconise d’entrer dans un temps cyclique, méta-historique, pour accéder à l’éternité et lutter contre la pure et simple disparition, quasi fatale selon Hegel, à laquelle sont voués inexorablement les différents peuples de l’histoire.