Un garçon me disait ces vacances après avoir lu Harry Potter, “les magiciens, c’est nous, les croyants.” Les moldus, ce sont les non-croyants.
Le problème est qu’il n’a pas tout à fait tort. La question est simplement en quelle magie est-ce que nous croyons. Et est-ce que la division entre les magiciens et non-magiciens est si claire ?
Déjà dans Harry Potter, il est bien dit que les enfants sont des magiciens qui s’ignorent. Ils ne remarquent que par le fait de certaines choses bizarres qui leur arrivent qu’ils sont magiciens.
Le parallèle devient intéressant quand on réfléchit au pouvoir magique que nous les croyants avons. Et puis il y en a qui ont plus conscience de ce pouvoir et d’autres moins. Certains sont bons magiciens et d’autres moins.
Cela souligne en tout cas aussi, combien le combat entre le bon et le mal traverse notre monde, même si les gens ordinaires ne le voient pas. Il faut être mystique pour le voir, ou simplement lire Saint Ignace quand il parle des deux étendards.
On peut très bien vivre sans savoir tout cela, mais une fois qu’on a conscience du monde du bien et du mal, alors on ne peut plus voir le monde de manière pareille. C’est comme quand on fait une psychanalyse, après l’analyse on n’est plus jamais le même. Le moindre fait ou geste sera vécu autrement.
Maintenant il ne faut pas tout cela pour être heureux, mais il est sûr qu’une fois qu’on le sait, vivre dans ce monde prend un goût spécial. C’est vivre la même chose que les autres, mais à la puissance 2.
La foi a comme but entre autre de mener à vivre sa vie de manière plus consciente, plus conscient des débats qui nous entourent, des enjeux qu’il y a pour vivre au monde. Maintenant à chacun le choix des enjeux, parce qu’il est impossible de les surveiller tous.